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Women Deliver : les droits et la santé sexuels et reproductifs sont la clé du développement durable !

Equilibres & Populations, Médecins du Monde et le Planning Familial ont participé à la conférence Women Deliver qui s’est tenue à Copenhague du 16 au 19 mai 2016. 

Women Deliver, la plus grande conférence mondiale sur la santé et les droits des femmes et des filles, s’est tenue du 16 au 19 mai à Copenhague. Plus de 5000 personnes, représentants politiques, avocats, journalistes, chercheurs, entrepreneurs et acteurs de la société civile venus du monde entier se sont réunis avec pour objectif de faire progresser les droits et la santé sexuels et reproductifs des femmes et des filles à l’horizon 2030.

Les Objectifs du millénaire pour le développement ont permis des avancées significatives en matière de réduction de la pauvreté et d’amélioration de la santé, mais ces progrès demeurent très inégaux selon les pays et les populations, laissant notamment les femmes de côté. Alors que le taux de mortalité maternelle a diminué de 45% dans le monde entre 1990 et 2015, Katja Iversen, directrice de Women Deliver, a rappelé qu’il stagnait depuis 2012. L’exercice des droits sexuels et reproductifs et l’accès à des services de santé complets et de qualité est encore loin d’être une réalité pour une majorité de femmes et de filles à travers le monde.

  • Chaque jour, 800 femmes meurent de causes évitables liées aux complications dues à la grossesse et à l’accouchement. Ces décès se produisent à 99% dans les pays en développement.
  • 225 millions de femmes qui souhaiteraient éviter ou retarder une grossesse n’ont pas accès aux services et méthodes de contraception. 23 millions d’adolescentes âgées de 15 à 19 ans et vivant dans les pays en développement ont un besoin non satisfait en contraception.
  • L’avortement non médicalisé, 3ème cause de mortalité maternelle, entraine chaque année le décès de 47 000 femmes et des séquelles graves chez 5 millions d’autres. L’avortement non médicalisé concerne 3 millions d’adolescentes dans les pays en développement.

« Women deliver much more than babies »

La conférence Women Deliver a été l’occasion du lancement de la campagne « Deliver for Good » qui vise à assurer la prise en compte du genre et la réduction des inégalités dans la mise en œuvre des 17 Objectifs de développement durable (ODD). Cette initiative appelle à la mobilisation et l’engagement de l’ensemble des acteurs du changement social pour renforcer le pouvoir d’agir des femmes et des filles en plaçant leur droit à décider de leur sexualité, de leur santé et de leur vie au cœur des enjeux de développement durable.

Le droit et l’accès des femmes à l’éducation sexuelle, à la contraception et encore plus à l’avortement demeurent des sujets particulièrement clivants. Malgré des textes internationaux supposés protéger les droits des femmes, un grand nombre d’Etats conservent des législations et des pratiques entravant l’exercice des droits sexuels et reproductifs. A cela s’ajoutent de multiples points de blocages socioculturels et religieux qui tendent à maintenir les inégalités de genre.

Pour la première fois, la problématique de l’accès à l’avortement sûr et légal a été débattue au cours d’une séance plénière à Women Deliver, en plus de lors de diverses sessions concurrentes. L’importance de l’éducation à la sexualité, notamment chez les jeunes, la notion de sexualité positive et de plaisir ont également été à l’ordre du jour de plusieurs évènements.

Ces évolutions encourageantes participent à la démarche globale et fondamentale d’envisager ces sujets sur le terrain des droits et pas seulement de la santé ou des tendances démographiques, de penser les femmes comme des individus responsables et pas seulement en tant que mères. Il est essentiel de continuer à avancer sur cette voie pour lever les tabous et les barrières qui mettent en danger la vie des femmes et des filles et nient leurs droits fondamentaux. La France, frondeuse sur ces sujets, doit plaider auprès de ses pays partenaires et au sein des agences de l’ONU pour une amélioration du cadre légal entourant les interruptions volontaires de grossesses.


La situation en Afrique de l’Ouest francophone est particulièrement préoccupante. Cette région comptabilise 1.8 millions d’avortements non médicalisés pratiqués chaque année et enregistre le taux de décès des suites de ces avortements non sécurisés, le plus élevé au monde. Du fait d’un accès très marginal à l’information et à la contraception, les filles mineures et les femmes non mariées sont particulièrement exposées au risque de grossesses non désirées et de fait, de mortalité et morbidité maternelle.
La faible représentation de l’Afrique de l’Ouest francophone à Women Deliver, comme dans la plupart des conférences internationales sur les enjeux de droits et santé des femmes, traduit le manque de visibilité de cette région qui concentre des besoins prégnants et les plus faibles investissements.


Quelle mobilisation politique et financière à l’appui des droits des femmes et de l’Agenda 2030 ?

La réalisation des ODD pour 2030 dépend notamment de la capacité des Etats à répondre aux défis liés aux droits et à la santé sexuels et reproductifs. A l’occasion de Women Deliver, la Fondation Bill et Melinda Gates a fait l’annonce d’un engagement de 80 millions de dollars sur trois ans en vue de combler les manques de données relatives au genre et accélérer les progrès en faveur des femmes et des filles. Le bailleur Amplify Change a également profité de la conférence pour lancer un nouveau fonds.

Les représentants de plusieurs Etats se sont engagés à Copenhague à appuyer la mise en œuvre des ODD dans une perspective de renforcement des droits des femmes et d’égalité de genre, alors même que l’UNFPA annonce un déficit de 140 millions de dollars en matière lutte contre la mortalité liée à la grossesse et à l’accouchement. La parole doit être suivie par des actes. La France doit se donner les moyens de répondre durablement et efficacement aux besoins des populations. Pour ce faire la part de l’aide publique au développement allouée aux enjeux de droits et santé sexuels et reproductifs doit être ascendante et constante, tendance que plusieurs Etats européens homodoxes ont déjà confirmée.

L’initiative de Muskoka est arrivée à échéance fin 2015 et aucun nouvel engagement financier substantiel n’a été annoncé depuis, malgré le rôle moteur de la diplomatie française pour faire progresser les droits sexuels et reproductifs sur la scène européenne et internationale. Nous attendons de la France un engagement financier spécifique en faveur des DSSR.

Nous ne pouvons pas nous satisfaire des 10 millions d’euros promis au Fonds Muskoka lors de la journée internationale de lutte contre les fistules obstétricales ! La stratégie sur les droits sexuels et reproductifs et les enjeux de population devrait être publiée au début de l’été, elle devra s’accompagner de modalités claires de mise en œuvre. Nous demandons un ré-engagement à hauteur de 100 millions d’euros minimum par an jusqu’en 2020 pour financer spécifiquement des programmes en faveur des droits et de la santé sexuels et reproductifs.

Ambitions non tenues des pays les plus riches : Le G7 se contente encore d’engagements sans actes concrets

Capture écran ONG G7

Réactive d’Action Contre la Faim, Action Santé Mondiale, Equilibres &; Populations, Médecins du Monde, Oxfam France, Sidaction et Solthis au G7 d’Ise-Shima

Paris, le 27 mai

Les 26 et 27 mai, les chefs d’Etat des plus grandes économies mondiales se sont réunis à Ise-Shima au Japon pour le premier G7 depuis l’adoption des Objectifs de Développement Durable. Si la santé était une priorité de l’agenda, nos organisations dénoncent un communiqué de bonnes intentions sans aucun acte concret.

En faisant de la couverture universelle une priorité du sommet, le G7 avait pourtant envoyé un signal fort en faveur de l’accès aux soins pour toutes et tous. Mais, derrière les effets d’annonce, peu d’engagements ont été pris, notamment par la France.

Malgré les annonces ambitieuses faites par François Hollande avant le sommet, l’enjeu du prix prohibitif des médicaments est passé à la trappe dans le communiqué final. Nos organisations regrettent que les chefs d’Etats aient raté l’occasion de prendre une initiative pour réguler le prix des médicaments, préférant préserver un modèle de recherche et d’innovation favorisant les profits aux lieux de l’accès universel à la santé.

Nous exhortons les ministres de la santé du G7 qui se réuniront en septembre, avec la France en tête en la personne de Marisol Touraine, à agir concrètement pour réguler l’inflation galopante des prix des médicaments. En outre, ils doivent exiger la plus grande transparence sur le coût réel de la recherche et développement des produits de santé qui sert aujourd’hui d’alibi à leurs prix excessifs. Cette question ne pourra être résolue de façon décente sans inclure à la table des discussions les communautés de patients et les ONG au même titre que l’industrie du médicament. L’enjeu public de l’accès aux traitements au Nord comme au Sud doit prendre le pas sur les intérêts privés économiques et financiers des laboratoires pharmaceutiques européens et américains. Les pays peuvent et doivent user de leurs droits prévus dans les accords de l’OMC de produire ou d’importer des médicaments génériques encore sous monopole et seuls capables d’assurer un accès au plus grand nombre.

Nos ONG se réjouissent néanmoins du soutien affiché par le G7 à la cinquième conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme afin de renforcer les systèmes de santé pour en finir avec ces maladies et à la priorité qui doit être donnée aux femmes et aux enfants dans les politiques de couverture universelle.
Mais la réaffirmation annuelle du soutien à la lutte contre les pandémies, aux droits et à la santé sexuels et reproductifs, à la nutrition et au renforcement des systèmes de santé sans aucun chèque adossé n’a que peu de valeur.

A l’instar du Canada et du Japon qui ont annoncé une augmentation de leurs contributions en amont du G7, la France, pourtant leader de la lutte contre les maladies infectieuses, aurait pu saisir cette occasion pour annoncer sa contribution au Fonds mondial pour la période 2017-2019.

Le Collectif Santé Mondiale, dont nous faisons partie, demande à la France d’investir 1 milliard d’euros en dons pour la santé mondiale dès 2016 et notamment :

  • 200 millions d’euros de 2016 à 2020 pour le financement d’interventions spécifiques à la nutrition, dans le cadre d’un engagement financier global pour la lutte contre la sous-nutrition
  • 100 millions d’euros en dons par an jusqu’en 2020 pour le financement d’interventions en droits et santé sexuels et reproductifs
  • d’honorer les 30 millions d’euros de l’I3S (Initiative Santé Solidarité Sahel) d’ici 2019 et de renforcer cette initiative en prenant un engagement d’au moins 50 millions d’euros par an supplémentaires dès 2016 en faveur de l’accès universel aux soins
  • d’honorer sa contribution de 1,08 milliard d’euros engagés au Fonds mondial pour 2014-2016
  • d’annoncer une nouvelle contribution d’au moins 1,08 milliard d’euros engagés pour 2017-2019
  • Contact presse :
    Action Contre la Faim : Kim SZYMCZAK – kszymczak@actioncontrelafaim.org – 0 1 70 84 70 87 / 06 31 56 24 26
    Action Santé Mondiale : Bruno RIVALAN – brivalan@ghadvocates.org – 01 80 48 91 26 / 06 26 26 41 17
    Equilibres & Populations : Nathalie PERROTIN, nathalie.perrotin@equipop.org / 01 85 08 05 19
    Médecins du Monde : Aurélie DEFRETIN – aurelie.defretin@medecinsdumonde.net
    Oxfam France : Sarah ROUSSEL – sroussel@oxfamfrance.org – 01 85 34 17 56 / 06 51 15 54 38
    Sidaction : Laurent AMIAND – l.amiand@sidaction.org – 06 30 43 23 12
    Solthis : Rachel DEMOL-DOMENACH – rachel.demol-domenach@solthis.org – 01 81 70 17 97 / 06 60 24 19 36

    Notes aux rédactions

    • Les 26 et 27 mai, les chefs d’Etat et de gouvernement des pays du G7 se sont retrouvés à Ise-Shima pour discuter de divers enjeux et défis mondiaux. Le Japon, pays hôte de cette 42ème édition, a mis la santé haut à l’agenda des discussions, et plus particulièrement le renforcement des systèmes de santé pour améliorer la réponse aux urgences de santé publique et atteindre la couverture sanitaire universelle (CSU).
    • En septembre 2015, la communauté internationale a adopté l’Agenda 2030 pour le développement durable, au sein duquel les Objectifs de développement durable visent à éradiquer la pauvreté, protéger la planète et garantir la prospérité pour tous d’ici 2030. Deux d’entre eux sont consacrés à la santé : l’ODD 2 vise à « éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l’agriculture durable » et l’ODD 3 vise à «permettre à tous de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être de tous à tout âge ».
    • Comme l’a annoncé François Hollande à deux reprises, lors de la Conférence sur la sécurité sanitaire à Lyon en mars et dans son édito dans le Lancet début mai, la France veut lutter contre le prix prohibitif de certains nouveaux médicaments tout en favorisant l’innovation et a souhaité présenter une initiative sur le contrôle des prix de ces médicaments aux pays du G7.
    • Le 9 mai, le Canada a annoncé qu’il accueillerait la cinquième conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial à Montréal le 16 septembre 2016 et qu’il contribuerait à hauteur de 785 millions de dollars canadiens pour 2017-2019. Cet engagement représente une augmentation de 20% par rapport à 2014-2016.
    • Le 20 mai, le Japon a annoncé qu’il contribuerait à la reconstitution des ressources du Fonds mondial à hauteur de 800 millions de dollars US, soit une augmentation de 46% en mesurant en yen japonais – dus à une fluctuation des taux de change.

A la veille de la journée mondiale de lutte contre la tuberculose, la France n’annonce aucun engagement financier pour le Fonds mondial

Logos 2016 A Lyon, le 23 mars

 

Le président de la République a lancé ce 23 mars la commission de haut-niveau des Nations Unies sur l’emploi en santé et la croissance économique que la France co-préside avec l’Afrique du Sud. Mais si la France s’affiche comme second contributeur mondial de l’aide en santé, elle peine à s’engager financièrement pour les années à venir.

 

« Si cette co-présidence et la présence de François Hollande malgré une actualité chargée sont des signes de l’importance donnée à la santé dans la politique extérieure de la France, nous restons inquiets quant au niveau des financements qui seront alloués à la santé mondiale.» selon Bruno Rivalan d’Action Santé Mondiale, présent à Lyon. A la veille de la journée mondiale de lutte contre la tuberculose, le président de la République a souligné l’importance de lutter contre les fléaux sanitaires dont la tuberculose qui est en réémergence sous sa forme résistante aux médicaments. La tuberculose infecte chaque année plus de 9,6 millions de personnes et en tue 1,5 million. Il a aussi rappelé que la France a investi 360 millions d’euros par an dans le Fonds mondial mais n’a donné aucune indication sur le niveau d’engagement de la France pour les années à venir.

 

« La France rappelle à juste titre qu’elle a contribué largement au financement du Fonds mondial depuis sa création mais la lutte contre la tuberculose et les autres pandémies va se jouer dans les années à venir, déclare Friederike Röder de ONE. La question de l’engagement futur de la France reste encore ouverte. Nous attendons qu’elle annonce au plus vite un renouvellement de son engagement d’au moins 1 ,08 milliard d’euros en soutien au Fonds mondial pour les trois prochaines années.»

 

Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme fournit près de 80% des financements extérieurs alloués à la lutte contre la tuberculose et est un outil indispensable vers la fin des trois pandémies d’ici 2030.

 

En septembre prochain, le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme tiendra sa cinquième conférence de reconstitution de ses ressources pour la période 2017-2019 et a appelé ses bailleurs à lever environ 12 milliards d’euros qui lui permettront de sauver plus de 8 millions de vies et éviter 300 millions de nouvelles infections.

 

Les associations demandent à la France de renouveler son engagement au minimum de 1,08 milliard d’euros sur trois ans au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.

 

« L’aide publique au développement de la France stagne depuis plusieurs années. Des engagements financiers additionnels significatifs, par une augmentation des crédits budgétaires et une taxe sur les transactions financières ambitieuse, doivent accompagner ces déclarations politiques afin d’assurer un accès universel à des services de santé de qualité » selon Sandra Lhote d’Oxfam France.

Pourquoi la France doit continuer à investir dans le Fonds mondial ?

1. Un engagement de longue date contre les trois pandémies La France a toujours été très engagée et reconnue dans la lutte contre les pandémies : elle a un rôle important depuis les débuts de la recherche contre la tuberculose (découverte du BCG), contre le sida (Prix Nobel de médecine pour la découverte du virus) et l’accès des malades des pays en développement aux traitements. Lire l'article

Qu’a accompli le Fonds Mondial depuis sa création et quelle est son ambition pour 2017-2019 ?

Investir dans le Fonds mondial c’est : 1.Favoriser l’accès universel à la prévention, aux traitements et aux soins Depuis 2002
  • 8,1 millions de personnes sous traitement antirétroviral contre le VIH
  • 13,2 millions de personnes ont reçu un traitement antituberculeux
  • 548 millions de moustiquaires distribuées par les programmes antipaludiques
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A la faveur de l’été, le Gouvernement coupe dans la santé mondiale

Paris, le 29 juillet 2015 – Le Collectif Santé 2015 avait interpellé François Hollande sur la politique de la France en matière de santé mondiale. Afin de lever certaines zones d’ombre du courrier de réponse le Collectif a rencontré ses équipes en début de semaine. Si les discours se sont voulus rassurants, les coupes budgétaires pour la santé mondiale se confirment. La lutte contre le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme, et la santé des femmes et des enfants au Sahel seraient directement touchées. La santé mondiale, une priorité de l’aide française au développement, vraiment ? Lire l'article

Pour une meilleure intégration des droits en matière de santé sexuelle et reproductive et de la nutrition dans le continuum des soins

Récemment l’évaluation conjointe des interventions du MAEDI et de l’AFD en matière de santé maternelle et infantile pour mettre en œuvre des engagements pris par la France à Muskoka a souligné le manque de prise en compte des droits en matière de santé sexuelle et reproductive et de la nutrition dans les projets. Afin d’améliorer l’efficacité et les résultats des prochaines dépenses en santé de la France, le Collectif Santé 2015 recommande de considérer l’ensemble des composantes du continum de soins pour assurer l’exercice des droits sexuels et reproductifs et l’accès aux services de santé.   Lire l'article

Fin de l’initiative Muskoka : Quels financements pour la santé des femmes et des enfants au-delà de 2015?

Lors du récent sommet en Allemagne, les Etats du G7 ont décidé de ne pas renouveler l’initiative de Muskoka alors que d’immenses défis demeurent pour garantir l’accès des femmes et des enfants à des soins de santé de qualité. A ce jour, la France n’a pas non plus annoncé d’engagement contraignant et multi-annuel garantissant la poursuite et la consolidation des investissements ; depuis 2010, elle consacrait chaque année 48 millions d’euros via le canal bilatéral et 52 millions d’euros via le canal multilatéral. Cela représentait la principale source de financement de l’aide française pour la santé des femmes et des enfants. L’aide publique au développement française baisse et les subventions sont les premières touchées. Dans ce contexte, nous craignons un recul des ambitions de la France qui ne sera plus capable de financer la santé des femmes et des enfants au même niveau qu’en 2010-2015. Le Collectif Santé 2015 demande au gouvernement français de sécuriser ces financements à hauteur de 100 millions d’euros par an et de prendre un engagement multi-annuel pour pérenniser les impacts des programmes. Partie 1 : Pour une meilleure intégration des droits  en matière de santé sexuelle et reproductive (DSSR) et de la nutrition dans le continuum des soins